SEIKO

NOTRE HISTOIRE

Kintaro Hattori

À l'âge de 21 ans, Kintaro Hattori a ouvert une boutique dans le centre de Tokyo où on réparait des horloges. Après un démarrage modeste, l'entreprise s’est transformée en quelques années en une usine de premier plan où l’on produisait aussi des horloges. La croissance rapide imposait des exigences élevées à l'artisanat et à l'énergie de Kintaro. Mais cela lui a aussi apporté la vision comme quoi son entreprise et ses produits devraient être «Toujours en avance sur le reste».

Seiko est actuellement dirigée par l'arrière-petit-fils de Kintaro. Mais sa vision reste la devise de l'horloger le plus innovant au monde

1881 - 1899

(à gauche) Le bâtiment de K. Hattori à Ginza (Tokyo), 1895 - (à droite) L'usine Seikosha, fondée en 1892

De la réparation à la fabrication

Kintaro Hattori a débuté son activité en 1881 à Tokyo (district de Ginza). Il a commencé comme un modeste réparateur d’horloges, mais ses ambitions étaient beaucoup plus grandes. C'était son rêve de devenir le meilleur fabricant de montres du Japon. En 1892, il ouvre sa première usine, qu'il nomme à juste titre Seiko-sha (la maison de la précision). C'est ici que le voyage impressionnant a commencé, menant de l'assemblage de grandes horloges à la production de la première horloge murale. Peu de temps après - en 1895 –la première montre de poche fait son apparition. Et le premier réveil en 1899. Au cours de son voyage, Kintaro a acquis une expertise. Il a formé des ingénieurs, investi dans l'automatisation et a acquis les connaissances qu'il savait nécessaires pour être en mesure de garder une longueur d'avance sur ‘le reste’.

La Time Keeper, la première montre de poche japonaise, 1895

Le premier réveil de Seikosha, 1899

L'institut de formation de Seikosha, construit par Kintaro Hattori

1900 - 1924

L'activité de Kintaro a progressé rapidement, en partie parce que le marché japonais s'est considérablement développé à l'ère Meiji. Kintaro a continuellement investi dans les personnes, les matériaux et les installations. Par conséquent, il a été capable de produire la première montre-bracelet japonaise : la Laurel. Et chose très importante, la Laurel était constituée de composants qui étaient principalement fabriqués en interne, y compris le ressort principal, les aiguilles et les beaux cadrans en émail. Année après année, Kintaro a réussi à transformer ses rêves en résultats tangibles. La croissance de l'entreprise prit fin brutalement lors du séisme du Grand Kanto en 1923, où les bureaux et les usines de Seikosha furent complètement détruits. Environ 1500 montres et horloges ont été consommées par les flammes après le tremblement de terre. Dès que Kintaro eut mis en place de nouvelles installations temporaires, il fit paraître une publicité dans laquelle il promettait de remplacer toutes les montres abîmées. C'était un acte de générosité débridée avec lequel la société a gagné le cœur du public.

Fait frappant, Kintaro a réussi à produire une nouvelle montre dans l'année de la catastrophe. En utilisant un prototype qui a miraculeusement survécu à la catastrophe. Parce qu'il a probablement réalisé - nous ne le savons pas à coup sûr - que cette toute nouvelle montre était la figure de proue d'un nouveau départ de l'entreprise, il lui a donné le nom de Seiko. C'était la toute première fois que ce nom était utilisé.

L'usine de Seikosha, 1920

Automatisation accrue chez Seikosha, 1908

(à gauche) La Laurel, la première montre-bracelet japonaise, 1913 - (à droite) La publicité qui a proposé le remplacement gratuit de toutes les montres détruites lors du tremblement de terre de Kanto, 1923

1925 - aujourd’hui

L’entreprise de Kintaro a réussi à se reconstruire et en 1932 les bureaux de l'entreprise ont été déménagés dans un nouveau bâtiment dans le quartier de Ginza à Tokyo. Le bâtiment et la cloche de la tour constituent encore aujourd’hui un élément reconnaissable dans le paysage urbain. Après la mort de Kintaro en 1934, la direction de l'entreprise est passée à son fils. Et la société a continué de croître, avec des installations de production s’ouvrant dans tout le Japon. Au début des années 60 du siècle dernier, les montres mécaniques de Seiko ont remporté toutes les compétitions de chronomètres au Japon et l'entreprise a commencé à sortir des frontières japonaises. L'Observatoire de Genève a accepté les candidatures de Seiko pour les compétitions et, en 1968, Seiko a remporté le prestigieux prix. Avec une avance sans précédent sur la concurrence. Seiko s’est ainsi taillée une réputation de choix dans le monde de l’horlogerie.

Dans la quête incessante de la précision la plus élevée possible, Seiko était occupée à développer des montres à quartz depuis 1950. En 1958, une avancée cruciale a été faite avec le développement d'une horloge à quartz pour la radiodiffusion japonaise. Cependant, il y avait encore beaucoup à faire avant qu'une montre-bracelet à quartz rentable puisse être produite. Cela a nécessité des développements révolutionnaires dans le domaine de l'électricité, de l'électronique et de la microtechnique. Le 25 décembre 1969, Seiko a réussi en présentant au monde la première montre-bracelet à quartz : l'Astron Quartz. Une montre qui définit un nouveau standard de l'industrie dans le monde horloger. Après que Seiko ait libéré les brevets quelques années plus tard, presque chaque horloger a repris la technologie créée par Seiko.

L'horloge à quartz pour la radiodiffusion, 1958

Premier prix au Concours de l'Observatoire de Genève, 1968

L’Astron, la première montre à quartz au monde, 1969

L’Astron GPS Solar, la première montre GPS solar au monde, 2012

Depuis lors, Seiko a joué un rôle de premier plan dans le domaine des montres électroniques et mécaniques. Un flux continu de montres innovantes, durables et utilisables a été lancé au fil des années. Y compris la Kinetic en 1988 et la Spring Drive en 1999.

La dernière innovation en date de Seiko - en 2012 – est la Seiko Astron GPS Solar. Une technologie horlogère entièrement autonome qui a à nouveau repoussé les limites et qui aurait certainement suscité la fierté de Kintaro Hattori. Une montre GPS qui peut fonctionner entièrement à l'énergie de la lumière avec une gestion de l'énergie ultra-efficace, et pouvant afficher l'heure dans le monde entier. En appuyant tout simplement sur un bouton. Seiko avait ainsi encore une fois une longueur d’avance sur le reste.